
Down around the corner
A half a mile from here
You can see them long trains run
And you watch them disappear
Without love
Where would you be now
Without love
(Long Train Runnin’ - The Doobie Brothers, extrait)

Down around the corner
A half a mile from here
You can see them long trains run
And you watch them disappear
Without love
Where would you be now
Without love
(Long Train Runnin’ - The Doobie Brothers, extrait)


Auvers, juillet 2007. J’aime les écuries, je ne monte pas pour autant mais j’aime l’ambiance qui y règne, l’agitation des cavaliers, les odeurs, le bruit des sabots contre le box, le souffle des chevaux, l’encolure passée dans l’allée, la lumière diffuse et rare. A quoi peut bien penser un cheval ?

Février 2006, Paris. Toute première manifestation contre le fameux CPE.
Cela aurait pu être la photo du jour. Ces journées là se ressemblent et peu de choses peuvent distinguer une image à chaud d’une archive, celle-ci tout particulièrement. Mais je suis sûr que la presse regorgera d’images sous peu illustrant la mobilisation ainsi que la prise de parole de “la rue” en ce jour qui s’annonce houleux. Curieux métier que d’aller sans cesse mettre en boîte les mêmes personnes, sur les mêmes lieux, pour les mêmes motifs. Puisse au moins la lumière être belle aujourd’hui.
Chantilly, juin 2005. Vu depuis le village Hermès VIP. Pour qui n’est jamais allé à ce grand prix ou ne connaît pas ce qui le distingue des autres, ces images vont apparaître incongrues. Point de chevaux mais des belles avec leur beau chapeau. Le “village”, place centrale, est un lieu où il faut être vu et surtout se faire remarquer. La course elle-même en ce lieu est secondaire, la presse s’y presse, le pique-nique “so chic” sur la pelouse est emprunté, l’air naturel est soigneusement mis en scène. Qui aura droit à sa photo ? Très drôle.






| J’ai pas mal galeré avant de l’avoir dans la boîte celle-là ! Prise en rafale sur au moins 10 départs avant de l’avoir, sachant qu’invariablement je faisais un bond de malade à chaque “tir” à cause de la déflagration, étant à 2 mètres du starter dans un stade couvert avec pas mal de résonnance. Résultat : je bougais ou le cadre n’était plus bon… ou j’avais pas l’essentiel, cet incroyable feu d’artifice sortant du flingue. Je tiens à signaler qu’il n’a été fait mal à aucun athlète durant la prise de vue.
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Quand, quelques fois, je passe du temps avec Lydie, nous tuons le temps à coup de silence et de patience. Elle est très forte à ce jeu là. Parfois une anecdote fait surface et son flot de paroles emplit alors la pièce. Le temps remonte, un chant enfantin russe, l’insouciance des jeunes années, la beauté des choses à jamais disparues. Elle soupire. Elle attend son tour.

Dans le jardin de Lydie, le temps suspend son vol, les choses ne bougent plus, la nature fait son œuvre. Les oiseaux s’y posent sans peur, sûrs de ne pas être dérangés. D’ailleurs, quand elle n’est pas devant son poste de télé qui la rassure, elle les regarde. Je sais qu’elle voudrait bien aller y faire un tour mais elle est pliée en deux et peine à faire deux pas maintenant, alors elle ouvre la fenêtre et elle attend.
C’est vous qui le dites