Portrait d’un ami en mai 2008. Peintre, saxophoniste et une belle gueule… ça énerve ! Et hop, vers son site : Anthony Lebedel.


Portrait d’un ami en mai 2008. Peintre, saxophoniste et une belle gueule… ça énerve ! Et hop, vers son site : Anthony Lebedel.


Tuyaux et radiateur rencontrés aujourd’hui. La beauté du défraîchi, la matière qui évolue, l’empreinte du temps, les superpositions d’époques.


Aujourd’hui l’été vient de passer et moi je suis passé chez Lydie, un mois entier que je ne l’ai vue. L’aide-soignante vient de partir, la toilette est faite, les cheveux ne se battent plus et l’odeur de l’eau de Cologne plane encore dans la pièce. Elle m’attend pour ramasser toute la paperasse accumulée ces derniers jours, les factures, les chèques à remplir, trier les merveilleux séjours promis et les occasions à saisir si tentantes. Tandis que je vais ramasser les quetsches tombées à terre, le repas est livré, il est dix heures trente, il faudra réchauffer. “Elle est gentille mais elle passe comme une hirondelle…” me dit Lydie qui aimerait que tout le monde s’arrête un temps, un petit moment. Elle me dit que les choses disparaissent, que “quelqu’un” les déplace, elle ne comprend pas comment cette facture a bien pu se retrouver cachée dans ce magazine. Un café et je dois alors partir, le kiné me remplacera avant la fin de la matinée. Les roses trémières sont au mieux de leur forme, le jardinier passera bientôt. Tout le monde passe et Lydie se sent seule…

En rentrant des Cévennes, un passager clandestin s’est glissé dans une serviette au fond de ma valise : un Euscorpius flavicaudis ou scorpion noir à queue jaune, commun là-bas, beaucoup moins par chez moi. Cela fait donc 2 semaines que j’ai la responsabilité de ce petit animal qui retrouvera sa liberté dès que possible. En attendant, je lui ai construit un terrarium, je lui ai donné un petit nom (Robert !) et grâce à la fée internet, je sais à peu près tout sur lui et son mode de vie. Aujourd’hui était le moment de son repas, un superbe cloporte qu’il ne manquera pas de vider de toute substance grâce à ses efficaces chélicères. Un peu moins habituel que les photos de chat sur un blog, non ?

Valbonne haut. Les boîtes d’œufs vides, sous la voûte où il fait tout le temps frais, attendent que les mômes soient allés au poulailler. D’ici je peux entendre les clochettes des brebis qui bouffent les feuilles du figuier et la balançoire qui grince derrière la lucarne. Toujours un petit bruit pour me rappeler où je suis.

C’est vous qui le dites