Aujourd’hui était le rendez-vous trimestriel chez le Neurologue, grand messe dont j’ai déjà parlé, qui commence à 5h00 le matin pour Lydie qui doit se préparer pour être fin prête à 9h30. Dans la voiture où elle a réussi à finalement rentrer (et sortir), elle a blagué sur ses essais de conduites infructueux d’il y a quelques dizaines d’années, soldés par quelques fous rires et un échec. Lydie est guillerette pour une fois depuis bien longtemps, c’est déjà ça, je suis soulagé.
L’attente fût presque courte dans les couloirs de l’hôpital, moins d’une heure et son médecin nous a reçu. La très longue liste de médicaments fût de nouveau énumérée avec une discussion sur les effets qu’ils produisaient en bien ou en mal afin de jouer sur leur ordre et leur quantité pour atténuer qui un vertige, qui une douleur, une raideur musculaire ou bien un tremblement. Bien qu’elle déteste les prendre, je la comprends, Lydie ne discute même plus.
Aujourd’hui elle a évoqué la possibilité d’aller se reposer dans “une maison”, tout est trop lourd malgré les aides quotidiennes. Je ne veux surtout pas la brusquer ou donner l’impression de lui forcer la main, je lui ai dit de me prévenir quand serait venu “son” moment.
Alors que le médecin partait dicter l’ordonnance, Lydie qui a un avis bien tranché sur l’Art, observant un énorme triptyque floral de facture incertaine accroché au mur me dit “moi aussi, j’en ai un tableau, Il est dans le garage et ce sont des tulipes”. Nous sommes rentrés voir cette œuvre, je l’ai laissé le cœur léger.








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