Pendant un concert, entre 2 morceaux, une ombre change les guitares. Vous savez, c’est le mec qu’on aperçoit pendant les balances, qui règle, accorde, astique et jamais ne joue. C’est le mécano de la gratte, toujours planqué dans les stands.

Pendant un concert, entre 2 morceaux, une ombre change les guitares. Vous savez, c’est le mec qu’on aperçoit pendant les balances, qui règle, accorde, astique et jamais ne joue. C’est le mécano de la gratte, toujours planqué dans les stands.

Je reviens une fois sur Beth Ditto qui m’a impressionné lors de sa prestation. Elle est une preuve que l’on peut-être “différente” (entendre par là plutôt bien en chair !), bien dans sa peau, être sur le devant de la scène, avoir une énergie débordante à faire se lever les foules. C’est un personnage, elle jure, elle rote, c’est pas vraiment la grande classe mais dès qu’elle chante, il se passe un truc qui vous hérisse les poils. Le vilain canard devient cygne, terrible.








Furia Sound Festival, Base de loisirs de Cergy, 5 juillet 2009.
Comme à l’accoutumée, je suis de nouveau passé voir les artistes au Furia cette année. Une affiche et une fréquentation en demi-teinte, à mon avis, les “pointures” trustant les scènes d’autres festivals ayant lieu en même temps. Néanmoins je retiendrai le beau temps général, l’humeur bon-enfant de cette manifestation et quelques prestations scéniques qui resteront dans ma mémoire : Arthur H, Les Ogres de Barback, Pascale Picard Band, Didier Super et surtout, surtout Gossip qui a tout emporté sur son passage, difficile de ne pas se lever même pour les plus fatigués tellement ce petit bout de femme communique une énergie dévastatrice, la foule debout fit trembler la pelouse (et c’est dur de faire trembler de l’herbe) !
J’ai manqué le “local de l’étape” Anis (avec les Ogres, eux aussi du coin) mais l’ai vu sur sa tournée dernièrement, très très bon. Une grosse impression aussi d’Abd Al Malik très touchant et pourtant c’est pas ma tasse de thé.
D’autres firent “leur boulot”, un set propre, sans vague, avec talent, dans les temps… Thomas Fersen, Thomas Dutronc, Steel Pulse… j’en oublie.
Un excellent week-end, les oreilles qui bourdonnent encore et quelques images dans la boîte, certaines prochainement ici.

Pontoise, mai 2005.

Pontoise hier soir, concert de Soundiata. Excellente soirée africaine, une vingtaine de musiciens et une quarantaine de danseuses dans une salle à l’éclairage minimaliste. Gros challenge pour moi qui était chargé de mettre en boîte quelques images exploitables et baptême du feu pour mon nouveau boîtier (un Nikon D700) que j’attendais au tournant, celui-ci étant réputé pour ces conditions extrêmes de prise de vue. Je dois dire qu’il s’en sort plus qu’honorablement, la plupart des clichés ont été pris à 6400 isos, une limite que je n’avais encore jamais franchi, qualité incroyable dans ces conditions ! Voilà, c’était la minute technique (une fois de temps en temps).

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
On oublie le visage et l’on oublie la voix
Le coeur, quand ça bat plus,
C’est pas la pein’ d’aller chercher plus loin
Faut laisser faire et c’est très bien
Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va
L’autre qu’on adorait, qu’on cherchait sous la pluie
L’autre qu’on devinait au détour d’un regard
Entre les mots entre les lignes et sous le fard
D’un serment maquillé qui s’en va faire sa nuit
Avec le temps,
Tout s’évanouit.
Léo Ferré , “Avec le temps” extrait.

Paris, 2008 à l’Entrepot. Alexandre Destrez, pianiste sensible, compositeur voguant avec pas mal d’artistes. Ici au piano pour Anthony Fletcher.
C’est vous qui le dites